Aperçu

لبنان

Les temples du Liban depuis l’antiquité constituent les preuves d’une foi et d’une spiritualité intenses qui se bat avec les flots du temps et des politiques d’homogénéisation au Levant. Ses écoles et ses universités témoignent de cette économie du savoir qui s’est construite au fil des siècles et qui constitue aujourd’hui la vraie richesse du Liban. Porteurs d’un message universel de paix et d’entente entre les Hommes, ces lieux de culte et d’éducation demeurent les témoins d’un Liban qui survit à son contexte, malgré tout :

  • D’explosion en implosion, le Liban ne cesse de se renouveler après chaque catastrophe afin de sauvegarder son doux visage de la liberté au travers de ses mers, fleuves, plaines et montagnes. Sa géographie le porte au centre des courants d’idées et du marché des biens ;
  • De ce pont torturé entre un Occident et un Orient en perpétuel échange, notre modèle sui generis devient carrefour et théâtre, à la fois acteur et spectateur désarmé d’un destin Libanais, levantin et humain qui semble toujours mis à rude épreuve.

Découvrir le pays du Cèdre, c’est avant tout célébrer la poétique du paradoxe de notre patrie qui se reflète non seulement par sa géographie, mais également par ce qui nous rend le plus humain : la diversité de communautés historiques qui ont peuplé cette terre depuis des millénaires. Malgré tous les défis, le Liban vaincra grâce à l’espoir et l’ambition que porte toutes celles et ceux qui se battent pour un meilleur avenir pour leur famille et pour leur pays.

السياحة

Du littoral : de Tyr à Tripoli

Le littoral libanais constitue la façade maritime du pays et se situe sur l’extrémité de l’Asie du Sud-Ouest. En partant de Ras al-Naqura, au sud, une étroite plaine côtière remonte vers les ports de Tyr et Sidon, pour atteindre le port principal du Liban : Beyrouth. En partant un peu plus vers le nord, la plaine s’élargit progressivement, à partir de la baie de Jounié, vers les ports de Byblos et de Batroun pour aboutir à l’important port de Tripoli et se terminer au Nahr al-Kabir. Au vu de son positionnement unique, le littoral du Liban, qui s’étend sur 220 km sur le bassin levantin, constitue un carrefour civilisationnel depuis des milliers d’années. Selon plusieurs scientifiques et anthropologues, des quinze colonies les plus anciennes du monde, treize sont situées au Moyen-Orient, et cinq plus particulièrement au Liban : Tyr, Sidon, Byblos, Beyrouth, et Tripoli.

Du Mont-Liban

À l’est de la côte libanaise, étroite et fertile, s’élève la chaîne du Mont-Liban. Cette chaîne montagneuse, dont l’altitude moyenne est de 1 930 mètres, compte plusieurs sommets parmi lesquels le Mont Sannin et le Mont al-Munaytra, pour culminer à 3 090 m avec le Qurnet al-Sawda’. La chaîne s’abaisse régulièrement vers le sud, pour aboutir en pente douce vers la mer. Son versant occidental est couvert de pins, et à basse altitude, de cultures fruitières. Cette chaîne de près de 160 km de long et 40 km de large est riche en rivières. Le versant oriental du Mont-Liban s’abaisse en pente brusque vers la plaine de la Békaa.

Pour qui a contemplé de haut et parcouru le massif du Liban, son versant rocheux sinueux et celui des cèdres gracieusement dominant ce long littoral étroit qu’est la façade maritime du pays, le Mont-Liban demeure l’objet de fascination et d’engouement vu le rôle historique qu’il incarne dans la formation du grand Liban. Mentionné dans trois des douze tablettes de l’Épopée de Gilgamesh, dans des textes de la bibliothèque d’Ebla (2400 av. J.-C.), ainsi que 71 fois dans l’Ancien Testament, l’histoire du Mont-Liban se peint sur un fond de paysages, d’Hommes et d’institutions éducatives qui ont trouvé refuge afin de bâtir pleinement leurs cultures. Ce particularisme a irrigué le débat des historiens. Au-delà des concerts de radicalités stériles, le Mont-Liban cultive une symphonie très souvent ignorée, celle de l’intuition poétique. De Gibran Khalil Gibran, en passant par Nerval et Lamartine, plusieurs poètes ont savouré la musique indicible de cette Montagne : cette symphonie intime qui ne cesse de battre au rythme de la liberté tant chérie en Orient.

La Békaa

La plaine de la Békaa est située entre les chaînes du Mont-Liban, à l’ouest, et de l’Anti-Liban, à l’est, et elle couvre environ 4 000 km², soit plus du tiers de la surface du Liban. Longue d’environ 120 km et large de 8 à 14 km, cette plaine, particulièrement fertile malgré une altitude moyenne d’environ 900 m, témoigne également de sa riche histoire millénaire :

  • Baalbek, qui culmine à environ 1 160 m, remonte au moins à la fin du IIIe millénaire av. J.-C., et demeure le cœur battant de cette plaine grâce, entre autres, aux trois temples édifiés par les Romains à la demande de l’empereur Auguste : le temple de Bacchus, l’un des temples de l’époque romaine les mieux conservés au monde ; l’imposant temple de Jupiter, le plus ancien des trois mais également le plus grand de l’empire romain (88 m par 48 m) ; et le temple de Vénus, à l’architecture très particulière ;
  • Zahlé, qui transporte dans le temps et l’espace le voyageur tant cette ville se démarque par son identité et ses coutumes culinaires et littéraires ;
  • Anjar, le berceau des Omeyyades.

Aujourd’hui, la Békaa continue à être le grenier à blé du Liban et incarne fièrement sa tradition viticole et agricole.

L’Anti-Liban

C’est la plus orientale des deux chaînes qui composent le relief montagneux du Liban. La chaîne de l’Anti-Liban est parallèle à celle du Mont-Liban sur environ 100 km. Force est de constater le mysticisme de cette région : la montagne a un aspect massif et ramassé, ce qui en fait un obstacle très difficile à franchir. Le relief n’y est pas aussi abrupt que le versant du Mont-Liban. Ses hautes surfaces tabulaires s’élèvent à plus de 2 500 m. Elle se divise en deux parties, séparées par le col de Deir el Achayer par lequel passe la route qui relie la Békaa libanaise à Damas. La section nord culmine à 2 670 mètres au Talat Moussa. La section sud, le mont Hermon (Jabal el-Cheikh, en arabe), sommet libanais, culmine sur la frontière libano-syrienne à 2 814 mètres d’altitude. C’est une pyramide imposante qui domine la Békaa méridionale et le Golan.

Les fleuves

Sur le plan hydrographique, le Liban est riche par ses fleuves, comme le Nahr al-Kabir, le Nahr Ibrahim et le Nahr el-Kalb, plus connus respectivement sous les noms d’Eleuthérus, Adonis et Lycus pour les Anciens. Cependant, les principaux fleuves du pays restent :

  • le Nahr al-‘Asi (Oronte), long d’environ 600 km, qui prend sa source au Liban, à Aïn el Zarka près de Hermel, et traverse la Syrie jusqu’à la Turquie ;
  • le Nahr al-Litani, long de 140 km, qui prend sa source près de Baalbek avant de se jeter dans la Méditerranée près de Tyr ;
  • le Jourdain, qui prend sa source au pied du mont Hermon, dans le district de Hasbaya, et s’écoule sur 360 km ;
  • le Barada, qui prend sa source au sud des montagnes de l’Anti-Liban.

Pour plus d’informations sur le tourisme au Liban, veuillez consulter le site du Ministère du Tourisme.